Sommet mondial du genre 2019 à Kigali: des progrès mais…

Organisé pour la première fois en Afrique, le Sommet mondial sur le genre 2019 avait pour thème « Éliminer les obstacles à l’égalité des sexes ». Le constat a été fait que « Les femmes et les filles sont toujours loin derrière… Pour le continent, atteindre la parité complète pourrait prendre jusqu’à 140 ans, si aucune action drastique n’est menée. » Preuve s’il en faut qu’il faut innover et apporter des solutions nouvelles notamment au problème des femmes et jeunes femmes sorties du système éducatif sans compétences de base, qu’il est difficile de ramener dans un lieu de formation.

Les propositions et les conclusions de ce sommet vont dans le bon sens. Les femmes quand elles en ont les moyens savent tirer vers le haut l’économie de leur foyer et donc de leur pays. L’écart de parité avec les hommes est tel qu’il faut certainement aborder le problème de manière différente de ce qui a été fait jusqu’alors. Face à un problème d’éducation de masse, il faut imaginer des solutions massives qui peuvent toucher le plus grand nombre, le plus facilement possible.

La première étape de la formation est l’alphabétisation. Une femme alphabétisée aura de plus la motivation pour pousser elle-même sa fille à rester à l’école. Alphabétiser les adultes c’est augmenter le chance des enfants.

Il est nécessaire d’apporter l’éducation à ces millions de femmes qui ont été sorties de l’école très jeunes. Chez elles, souvent loin d’un lieu de formation ou simplement craintives à entrer dans un tel lieu, elles sont les oubliées des politiques de formation.

Sans éducation, ne sachant ni lire ni écrire, harassées par le travail domestique et familial, elles ne peuvent pas aller dans des centres de formation. Développons pour elles des solutions qui amènent l’éducation à leur porte, qui soit à leur portée. C’est possible avec les deux supports les plus répandus sur terre, la télévision et le téléphone mobile. C’est ce que nous faisons avec B.A.BA-TV.

En Afrique subsaharienne, plus de 120 millions de femmes de 15 à 65 ans sont illettrées. Il faut impérativement créer des dispositifs qui aillent vers elles plutôt que d’attendre qu’elles trouvent l’énergie et la motivation d’aller vers des centres de formation. Il est impératif que chaque plan d’action national et international intègre dorénavant un volet spécifique à destination de ces femmes. Il faut faciliter par l’usage de supports accessibles (TV et téléphone mobile) l’accès aux savoir de base.

C’est le premier barreau de l’échelle qui peut les mener à la formation. Ne pas mettre en place ce premier barreau, c’est les exclure à coup sûr. Il ne viendrait à l’idée de personne de demander à un naufragé qui ne sait pas nager de se jeter à l’eau de son frêle esquif pour rejoindre le bateau venu le sauver. Pourquoi faire cela avec l’éducation de femmes adultes en les obligeant à venir de leur propre initiative dans un centre de formation.

Avec la télévision, B.A.BA-TV informe et forme toutes celles qui regardent les émissions spécialement conçues pour elles en local. Avec le téléphone mobile, grâce à des exercices vocaux, nous leur permettons de mettre en application ce qu’elles ont appris. Elles peuvent ainsi se former à distance, quand elles le veulent ou le peuvent. Elles découvrent ainsi qu’elles sont capable d’apprendre. Motivées et ayant pris confiance dans leurs capacités, elles ont plus de chances de trouver d’elles-mêmes le chemin d’un centre de formation pour continuer à gravir l’échelle du savoir et de la formation.

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