Conférence de N’Djamena: les conclusions appellent à utiliser le numérique et à sensibiliser à l’éducation des femmes

L’alphabétisation est un point important et indispensable de l’éducation des femmes et des jeunes femmes. Nombre de participant(e)s l’ont souligné en plénière comme lors de l’atelier qui y était consacré. Les conclusions des travaux de la Conférence de N’Djaména mentionnent le besoin d’utiliser le numérique, notamment pour toucher les zones éloignées, et d’appuyer les états dans leurs campagnes de sensibilisation. Encourageant pour l’alphabétisation de masse et pour l’avenir de B.A.BA-TV.

La conférence internationale sur l’éducation des filles et la formation des femmes a réuni, les 18 et 19 juin 2019, plus de quatre cent (400) participantes et participants provenant de trente et un (31) pays dont le Tchad, pays coorganisateur avec l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Les travaux de ces deux journées étaient rythmés par des tables rondes et des ateliers: au total, cinq (5) table-rondes en plénière et onze (11) ateliers thématiques en parallèle.

Les ateliers ont permis d’aborder des questionnements spécifiques, de relever des bonnes pratiques et de formuler des recommandations et propositions.

Les travaux de cette conférence permettent à la Francophonie d’affirmer son ambition pour l’éducation des filles et la formation des femmes suivant trois grands axes:

  1. Mieux mesurer pour mieux agir;
  2. Mieux former pour mieux enseigner et apprendre;
  3. Mieux partager pour mieux transformer

Le troisième axe, « Mieux partager pour mieux transformer » recommande notamment:

  • Développer des initiatives numériques pour appuyer prioritairement la formation des filles et des femmes dont celles, notamment en zones rurales.
  • Appuyer les États pour des campagnes de sensibilisation et de promotion de l’éducation des filles auprès des communautés, notamment des autorités locales traditionnelles, des comités de gestion et d’associations de parents d’élèves.

Ces deux recommandations, issues des débats, sont à mettre en regard de l’accueil très favorable qui a été fait en atelier à la présentation de B.A.BA-TV et à la volonté du gouvernement nigérien de développer ce programme à destination des femmes et des jeunes femmes.

Rappelons que les premiers outils numériques disponibles pour tous en Afrique sont la télévision et le téléphone mobile. Avec ces deux outils, il est possible, sans déploiement technologique supplémentaire, avec l’équipement existant, de sensibiliser, d’informer et de former la population d’un pays même la plus éloignée. L’usage des technologies déjà en place est une recommandation de l’UNESCO dans le cadre de son plan Education 2030.

Gageons que ces conclusions faciliterons le déploiement de B.A.BA-TV au Niger, mais également au Sénégal avec lequel le projet est avancé, et sur les autres pays dont nous avons pu rencontrer les ministres et les responsables éducatifs à l’occasion de cette conférence.

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